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Châssis simracing sur mesure

mars 2023
Châssis simracing sur mesure

Tout est parti d'un Logitech G29, acheté pour tester F1 23 sur PS5. J'ai adoré — au point de vouloir quitter mon bureau et ma chaise à roulettes pour une vraie position de pilotage. Plutôt que d'acheter un châssis tout fait, j'ai décidé de le concevoir et de le construire moi-même : avant de prendre du plaisir à conduire, je voulais prendre du plaisir à le fabriquer.

Concevoir sur mesure, sur iPad

J'ai dessiné le châssis en CAO sur une application iPad, que je voulais justement tester à cette occasion. L'objectif : un poste adapté à ma taille et à ma morphologie — distances au volant et au pédalier, angles, hauteur pensés pour moi et non pour un gabarit standard. C'est tout l'intérêt de concevoir soi-même : on ajuste chaque cote à son propre corps.

Concevoir sur mesure, sur iPad
Le châssis modélisé en CAO sur iPad, dimensionné pour ma morphologie.

Du plan à l'atelier : optimiser la matière

Passer du modèle 3D à l'objet réel est un exercice d'ingénierie à part entière. J'ai retenu le bois pour la structure, calculé le nombre de pièces de bois nécessaires, puis optimisé le plan de découpe pour réduire au maximum les chutes et la perte de matière. Une fois les débits validés, il ne restait plus qu'à assembler et visser l'ensemble.

Un pédalier retravaillé pour le ressenti

Le pédalier d'origine du G29 méritait mieux. J'ai déposé son carter en plastique pour pouvoir ajuster précisément l'espacement entre les pédales, puis fixé chaque pédale directement sur le socle en bois. Plus tard, j'ai ajouté un kit loadcell sur le frein : au lieu de mesurer une position, la pédale mesure désormais la pression exercée — comme une vraie pédale de frein, pour un dosage bien plus fin et réaliste.

Un pédalier retravaillé pour le ressenti
Montage du pédalier sur le socle en bois, carter plastique déposé pour ajuster l'espacement (avant peinture).

Le poste de pilotage terminé

Assemblé, peint et équipé, le châssis a transformé l'expérience : une position stable, ergonomique et immersive, à mille lieues de la chaise de bureau. Le plaisir de conduire, cette fois, était doublé de celui de rouler sur quelque chose que j'avais fait moi-même.

Le poste de pilotage terminé
Le châssis de simracing terminé.

En piste

La récompense de tout ce travail : quelques tours de volant sur un poste taillé pour moi.

Le châssis en situation : volant, pédalier et écran.

La suite

Un déménagement m'a fait perdre la place nécessaire, et j'ai dû démonter l'ensemble. Mais ce projet a fait germer d'autres idées autour du simracing — un système plus modulaire, et quelques concepts que je préfère garder pour moi encore un peu. Ils feront l'objet de prochains projets. À suivre.

Un projet d'ingénierie, d'électronique ou de conception en tête ?

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